SALON DU DESSIN

PALAIS DE LA BOURSE

 

du mercredi 9 au dimanche 13 avril

 

Le Salon du Dessin s’est imposé depuis 1991 comme le plus important des grands rendez-vous mondiaux dans son domaine, au même rang que Maastricht ou la Biennale des Antiquaires.

Cette année, trente-six galeries - 17 françaises et 19 étrangères - parmi les meilleures de la profession auront à coeur de présenter plus de 1000 dessins de la Renaissance à 1980.

Il attire à Paris les plus grands marchands, des collectionneurs du monde entier. C’est, durant une semaine, l’occasion de découvrir un vrai musée éphémère, avec de superbes feuilles des écoles française, italienne, anglaise, nordique… De nombreux marchands réservent pour cette occasion la première exposition de leurs plus belles et récentes découvertes. C’est aussi un lieu d’échanges intellectuels : un colloque, qui a cette fois pour thème le « dessin de sculpteurs », réunira, comme lors des années passées, les plus grands spécialistes qui répondront aux questions du public.

Au Palais de la Bourse se rassemblent pour acquérir de précieuses feuilles de papier, tous ceux qui les connaissent et les apprécient le mieux : experts, marchands, collectionneurs à la réputation mondiale et « cousins Pons » inconnus, directeurs d’institutions et conservateurs, enseignants et chercheurs, amateurs, sans compter tous les fidèles des grandes expositions parisiennes.

 

 

 Investir la Bourse ou « dessine-moi un Palais du Dessin »

 

Sous les plafonds en camaïeu du Palais Brongniart, dans un décor historique digne d’un musée, le Salon du Dessin semble avoir véritablement trouvé un écrin digne de lui. Même si, au long de l’année, ce décor est utilisé pour diverses manifestations, il reste le plus méconnu des grands édifices parisiens du XIXe siècle. Découvrir le Salon du Dessin, pour de nombreux visiteurs depuis cinq ans, c’est aussi se laisser prendre à la magie de ce lieu qui n’est austère qu’en apparence.

 

La « semaine du dessin » :
quand musées et grandes institutions parisiennes rivalisent
pour faire découvrir des chefs-d’œuvre méconnus

 

Le Salon du Dessin, présidé par Hervé Aaron, a été créé à l’initiative d’un groupe de marchands parisiens. Chaque année, le noyau des fondateurs choisit avec grand soin ceux qui, parmi les galeries internationales et françaises, seront invités à exposer à la Bourse.

Le Salon du Dessin, depuis sa création, est au centre d’une galaxie en expansion : une « Semaine du Dessin » en passe de devenir aussi capitale, pour les passionnés d’arts graphiques, que les nuits blanches pour les fous d’art contemporain, ou que les journées du patrimoine pour les amateurs d’architecture. Cette semaine-là, en effet, les musées et collections publiques rivalisent d’expositions et d’accrochages temporaires pour faire de ces quelques jours une fête de l’œil et de l’esprit.

 

D’abord parisienne, la Semaine du Dessin est en passe de devenir un événement national. Les musées de Boulogne, Sèvres, Sceaux mais aussi Versailles, Chantilly ou Dijon ouvrent leurs collections au public du Salon du Dessin.

Des visites commentées sont proposées sous la conduite de spécialistes. On y découvre ces feuilles fragiles conservées dans des cartonniers et autres vénérables meubles à grands tiroirs horizontaux, qui retrouvent, pour quelques heures, une lumière tamisée. Ces accrochages participent à la magie de la Semaine du Dessin. Pour ceux qui n’ont pas les moyens d’être de grands collectionneurs, autant que pour les plus réputés, venus de toute la planète, ces moments sont de véritables éblouissements.


Voir le programme complet des manifestations

 

Les Rencontres internationales :
haut niveau scientifique, publication des travaux
mais aussi ouverture au plus grand nombre

 

 

Les Rencontres internationales sont devenues indissociables du Salon de Dessin, elles affirment haut et fort la singularité d’une manifestation qui n’est pas qu’un événement « marchand » : des scientifiques français et étrangers, des chercheurs, conservateurs ou universitaires, choisissent cette semaine pour communiquer les résultats de leurs travaux et rencontrer d’autres passionnés de dessin.

Sous l’égide de Pierre Rosenberg, de l’Académie française, le colloque de cette année a été conçu par Guilhem Scherf, conservateur en chef au département des sculptures au Musée du Louvre (et l’un des commissaires de la récente exposition Portraits publics, portraits privés, qui a été un des succès de ces dernier mois au Grand Palais), et sera consacré au « dessin de sculpteurs ».

 

À cette occasion, chaque galerie aura la possibilité de présenter sur son stand une sculpture, terre cuite, plâtre ou bronze, mettant en exergue le thème abordé cette année.

 

 Les actes de ces rencontres, volumes de référence régulièrement publiés, assurent la pérennité des textes des communications. Mais bien sûr, comme toujours dans les colloques, les questions du public, les conversations qui se poursuivent dans la grande salle centrale de la Bourse font que les passionnés ne manquent pour rien au monde ces quelques heures d’échanges intellectuels.

 

Voir plus loin les grands axes de la rencontre de cette année, exposées par Guilhem Scherf,
le directeur scientifique des rencontres de cette année.

 

 

Pour les non-initiés : une pédagogie vivante

 

 

Le monde du dessin a ses règles, ses ouvrages de référence, son vocabulaire, ses légendes aussi. Pour ceux qui ne connaissent pas cet univers fascinant, le Salon du Dessin constitue la plus vivante des initiations. On peut tout apprendre des « marques de collectionneurs », des filigranes des papiers anciens, et mille autres « histoires de dessins » en parlant, sur leurs stands, avec les marchands.

 

C’est aussi l’occasion de comprendre à quoi servent les dessins : brouillons, œuvres achevées, « premières idées », « desseins », « belles feuilles » ? Autant de termes qui racontent l’histoire de ces pièces isolées qu’il faut toujours, pour mieux les apprécier, replacer dans l’histoire de l’art. De plus en plus nombreux, étudiants et amateurs plus âgés viennent à la Bourse dans ce but : faire une « cure de dessins » et apprendre, de la bouche même des meilleurs connaisseurs, comment on attribue un dessin, comment il acquiert une cote, comment on a reconstitué son histoire. Chaque œuvre exposée cache une énigme résolue, une page de l’histoire d’une œuvre, l’âme d’un artiste dont on croit frôler la main.

 

 

Pour les spécialistes : découvertes inédites,
grands maîtres et « belles feuilles »

 

 


Ce qui frappe souvent le visiteur non-spécialiste, c’est de voir à quel point le dessin n’est pas seulement affaire de grands « noms ». Constituer une belle collection ne se résume pas à aligner quelques signatures « prestigieuses » : certains artistes peu connus peuvent avoir produit des chefs-d’œuvre, certaines provenances illustres, dont témoignent les marques de collectionneurs, racontent des histoires extraordinaires.

À l’inverse, certains croquis de grands maîtres peuvent n’avoir qu’un intérêt médiocre. Tout le plaisir est souvent dans la découverte d’un artiste méconnu, mal étudié jusqu’à présent, plus parfois que dans la très belle feuille d’un artiste très célèbre. Ou du moins, le plaisir est-il d’un autre ordre.

La question sera posée cette année à propos des dessins de sculpteurs. Alors que les dessins de peintres sont, depuis toujours, mis en avant, que peuvent nous révéler les dessins exécutés par les sculpteurs ? Peut-on les reconnaître, à quels indices ? Quels sont les sculpteurs qui auraient mérité d’être également connus comme de grands dessinateurs ? On pense bien sûr, d’abord, à Rodin, mais il est loin d’être le seul… 

 

 

TOUT NOUVEAU : UN STAND DE DESSINS ANONYMES

 

Cette année, pour la première fois, le Salon du Dessin offre la possibilité à chaque exposant de présenter un dessin anonyme sur un trente septième stand. L’idée est de montrer que l’histoire de l’art n’étant pas une science exacte, les professionnels cherchent et aiment certains des dessins qu’ils possèdent, sans parvenir toujours à y donner une attribution. Bien sûr, ces dessins seront à vendre et peut-être les visiteurs feront-ils des trouvailles et auront-ils des idées à soumettre aux exposants.

Ce projet, parti d’une réflexion de Pierre Rosenberg dans l’introduction du 2ème volume du colloque, a plu immédiatement par son originalité et son interactivité entre les visiteurs et les exposants.

  

 


Un musée ouvert pour une semaine

 

Le Salon du dessin est ouvert au plus grand nombre, il n’est pas qu’une simple « foire », il n’est pas non plus un musée. Il peut se définir plutôt comme un lieu de rencontre, entre tous ceux qui partagent une même passion et veulent la communiquer. Beaucoup plus qu’un « Salon », mieux qu’une exposition car tous les sujets et toutes les époques s’y mêlent, mieux qu’une université libre : un creuset bouillonnant, d’où sortent chaque année des découvertes, des révélations, des œuvres inédites dont certaines sont achetées par de grands musées. Quelles seront les œuvres majeures du cru 2008 ? Réponse, à la Bourse, le mercredi 9 avril jusqu’au dimanche 13 avril 2008.

 

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