
La collection Asse : petits maîtres romantiques et œuvres graphiques contemporaines de Geneviève Asse
Exposition :
8 avril au 6 juillet 2008
Le musée Lambinet se propose de présenter la collection Asse qui n’a pas été présentée au public, dans son intégralité, depuis plus d’un siècle. Cette collection se compose d’une vingtaine de tableaux et de quatre-vingt dessins et miniatures. Elle est constituée de 1827 à 1847 par Auguste Asse (1799-1869), papetier et marchand de tableaux du faubourg Saint-Germain, fréquenté par l’aristocratie.
Le marchand s’est intéressé aux artistes de son époque, avec des œuvres, réalisées entre 1830 et 1847, traitant toutes les thématiques, le portrait mais surtout le paysage et les scènes de genre qu’il appréciait tout particulièrement. Peu de grands noms mais des artistes, moins connus. Trois élèves de Jean-Victor Bertin : André Jolivard (1787-1851), François Ricois (1795-1881), avec qui il était très lié, Jules Coignet (1798-1860) évoquent des paysages dans la tradition de leur contemporain Corot et de l’école de Barbizon. L’école anglaise est représentée par six paysages urbains aquarellés et au crayon, de Rome, Cologne et du nord de la France par Thomas Shotter Boys (1803-1874), proches de Richard Bonington avec qui il travailla. Cinq vues urbaines de Rouen, Strasbourg, Fribourg et Coutances par Adolphe Hervier (1818-1879) dont quatre au fusain, de grand format, surprennent par l’aspect fantomatique des maisons à colombages et de leurs habitants.
Les quatre aquarelles, de grande dimension, par Alexandre-Evariste Fragonard (1780-1850), fils de l’artiste du XVIIIe siècle, s’inscrivent avec le retour au gothique dans le mouvement Troubadour comme les Enfants d’Edouard, oudes oeuvres, tirées d’opéra Le Barbier de Séville. Charles-Caïus Renoux (1795-1846) partage avec Marius Granet son goût pour les intérieurs d’église, représentés par trois toiles dont La chapelle du château de Saint- Germain, au rendu minutieux.
Le marchand et collectionneur affectionnait les scènes de genre, aimables, de petit format, souvent empreintes d’un certain sentimentalisme, faciles à vendre pour orner des intérieurs, comme en témoignent les peintures La tête de jeune fille de Pierre Joseph Dreux-Dorcy (1789-1874), Heureuse pensée et La bouquetière de Paul Emile Destousches (1794-1874) ou encore La leçon du chien par Ferdinand Wachsmuth (1802-1869). Les quatre aquarelles, en particulier La jeune famille et Jeune femme lisant une lettre de l’artiste aixois Joseph de Lestang-Parade (1810-1887) participent à cette vision, ici bucolique, avec des scènes italiennes.

Joseph de LESTANG PARADE
(1801 ou 1810-1887)
Jeunes mères
Aquarelle
S.b.d : « Lestang-Parade », 1838 Inv. 78.4.67
Ami d’Emile Signol (1804-1892), Eugène Asse lui commanda des portraits de lui même et de ses proches. La seule exception dans sa collection, telle qu’elle est aujourd’hui, c’est un grand tableau historique par le même artiste La Septième croisade, présenté au Salon de1840, peinture narrative d’inspiration chrétienne médiévale.
D’autres pièces évocatrices sont exposées, en particulier dix miniatures des XVIe et XVIIe siècles, l’un des seuls témoignages de l’art ancien de sa collection, homogène, qui témoigne dans sa quasi-totalité de son goût pour les œuvres de ses contemporains, nés entre 1790 et 1810, ces « petites maîtres », romantiques, paysagistes et auteurs de scènes de genre.
Résolument contemporaine, l’artiste reconnue qu’est Geneviève Asse, descendante de cette lignée, sera représentée par des œuvres graphiques en particulier par des illustrations de livres, conservés en grande partie à la bibliothèque de Versailles, et des œuvres jalonnant son parcours artistique.
Pour toute information complémentaire :
Musée Lambinet, 54 boulevard de la Reine – 78000 VERSAILLES Tél. : 01.39.50.30.32 – www.musee.lambinet.fr
Mardi, jeudi, samedi, dimanche de 14 h à 18 h, mercredi de 13 h à 18 h, vendredi de 14 h à 17h. Fermé le 1er et 11mai. Gratuit le dernier dimanche du mois