ACTUALITÉS DANS LES MUSÉES

Le Salon du dessin est heureux de vous faire découvrir tout au long de l’année
les actualités des musées et des institutions partenaires

BEAUX-ARTS DE PARIS

Le Baroque à Rome

La Rome du XVIIe siècle est présentée au travers de trente-quatre feuilles sélectionnées parmi les chefs-d’œuvre de la collection des Beaux-Arts de Paris. Ces dessins permettent de mesurer l'importance du souffle baroque, autour des personnalités les plus marquantes du siècle : le Bernin, Pierre de Cortone, Salvator Rosa ou bien Carlo Maratti.

Une fois installés et protégés par des familles illustres, les artistes cherchent à imposer leur style qui se diffuse grâce à la vitalité de leurs ateliers. L’exposition met également en lumière leurs élèves et collaborateurs, qui, tels Ciro Ferri ou Giuseppe Passeri, se révèlent des dessinateurs talentueux.

Scènes religieuses ou mythologiques, paysages, projets décoratifs et architecturaux, esquisses préparatoires à des grands décors ou des tableaux de chevalet, feuilles destinées à des amateurs passionnés rendent compte de l’extraordinaire activité de ces artistes dans tous les domaines de la création.

Commissariat : Emmanuelle Brugerolles

Salvator Rosa. Saint-George terrassant le dragon. Plume, et lavis brun © Beaux-Arts de Paris

3 Février - 24 avril 2022
Beaux-Arts de Paris
14 rue Bonaparte
75006 Paris
Cabinet des dessins Jean Bonna

MUSÉE DE L'ARMÉE

Napoléon ? Encore !

Ce parcours d’art contemporain est présenté en deux temps : la première partie à partir du 7 mai 2021 ; la seconde partie débutera à partir du 20 octobre 2021.

Pendant deux siècles, la figure de Napoléon a dominé non seulement l’histoire européenne, mais aussi la perception générale de cette dernière, en France mais aussi dans le reste du monde.

Génie pour les uns, ogre pour les autres, Napoléon a été le sujet et l’objet de centaines de milliers d’images, d’œuvres d’art, de livres puis de films, souvent engagés, qui ont durablement marqué l’histoire de l’art et de la culture, de Jacques-Louis David ou Jean-Dominique Ingres à Larry Rivers ou Marcel Broodthaers, de Louis Lumière ou Abel Gance à Youssef Chahine ou Alexander Sokourov.

Les transformations sociales et politiques ont peut-être amoindri sa place explicite dans la pensée contemporaine mais celle-ci reste vive parce que, au-delà de tout jugement de valeur, il a façonné un monde dont nous sommes, consciemment ou non, positivement ou négativement, les héritiers.

Liste des artistes :

Marina Abramović, Adel Abdessemed, Art & Language, Stéphane Calais, Pascal Convert, Hélène Delprat, Damien Deroubaix, Pablo Gosselin, Laurent Grasso, Juliette Green, Fabrice Hyber, Hervé Ingrand, Kapwani Kiwanga, Alexander Kluge avec Georg Baselitz, La Méduse, Ange Leccia, Célia Muller, Yan Morvan, Hans Op de Beeck, Pavel Pepperstein, Edgar Sarin, Julian Schnabel, Shu Rui, Assan Smati, Georges Tony Stoll, Laure Subreville, Agnès Thurnauer, Yan Pei-Ming

Célia Muller, Delphine 1, 2021, pastels secs sur papier de soie, 100 × 65 cm, collection de l’artiste, Metz.
(C) Célia Muller. © ADAGP, Paris, 2021

Jusqu'au 13 février 2022
Musée de l’Armée
Hôtel national des Invalides
129, rue de Grenelle
75007 Paris

CHÂTEAU DE VERSAILLES

Les Animaux du Roi

L'exposition s'attache à décrire le lien qu'entretenait la Cour de Versailles avec les animaux, qu'ils soient dit "de compagnie" (chiens, chats, oiseaux notamment), exotiques ou "sauvages".

Le château de Versailles, sous le règne de Louis XIV, ne peut s'étudier sans la Ménagerie royale, que le Roi Soleil fait aménager à proximité du Grand Canal. S'y côtoient les animaux les plus rares et les plus exotiques - du coati au couagga, du casoar à la grue couronnée (surnommé "l'oiseau royal") - formant une extraordinaire collection dont le roi ne cesse de s'enorgueillir.

Les animaux de la Ménagerie constituent d'ailleurs une formidable inspiration pour les artistes de l'époque ; ils serviront à Claude Perrault pour son Histoire naturelle, mais aussi aux dissections menées dans le cadre de l'Académie royale des Sciences, puis aux naturalisations menées pour Louis XV et Louis XVI.

À l'animal collectionné et étudié se mêle la symbolique animale dans la représentation du pouvoir : l'exposition décrit en effet le lien entre la fabrique du pouvoir à Versailles - et ce dès la construction même du château à l'emplacement d'un ancien relais de chasse de Louis XIII - et la symbolique animale.

Jusqu'au 13 février 2022
Château de Versailles
Place d’Armes
78000 Versailles

MUSÉE D'ORSAY

Signac Collectionneur

Depuis une quinzaine d'années, le collectionnisme suscite un regain d'intérêt, et est à l'origine de nombreuses études, expositions et publications.

Dans ce cadre, la collection Signac est un véritable cas d'école car elle reflète le regard et les partis-pris d'un artiste particulièrement actif sur la scène artistique de son temps.

La collaboration avec les archives Signac, qui conservent, outre la correspondance de l'artiste, les carnets où il consignait ses achats, permet d'établir un recensement précis des peintures, dessins et estampes qui lui ont appartenu.

Kees van Dongen (1877-1968), Modjesko, Soprano Singer (1908)

Digital image, ADAGP, Paris, 2021 ©The Museum of Modern Art, New York/Scala, Florence / Digital image

Jusqu'au 13 février 2022
Esplanade Valéry Giscard d'Estaing
75007 Paris

BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE FRANCE

Baudelaire, la modernité mélancolique

La BnF célèbre le bicentenaire de la naissance de Charles Baudelaire par une exposition qui invite à pénétrer au cœur de sa création poétique en explorant le rôle déterminant qu’y joue l’expérience de la mélancolie, « toujours inséparable du sentiment du beau », comme l’écrivait le poète.

Charles Baudelaire, Autoportrait, vers 1860. Plume et crayon rouge. Paris, Bibliothèque de l’Institut, Collection Spoelberch de Lovenjoul - - © RMN - Grand Palais (Institut de France) / Gérard Blot | BnF, délégation à la Communication. Paris, 2021

Jusqu'au 13 février 2022
Salle de lecture François-Mitterrand
Quai François Mauriac
75706 Paris Cedex 13

CENTRE POMPIDOU

Saul Steinberg, entre les lignes

De la revue satirique Bertoldo au magazine The New Yorker, le dessin de presse de l'artiste américain Saul Steinberg (1914–1999) est aisément reconnaissable, questionnant les us et coutumes de ses contemporains avec une légèreté toute poétique.

Réunissant plus de quatre-vingts œuvres tous supports confondus (assemblage, dessins, objets, livres, photographies), dont un ensemble exceptionnel et monumental, The Art Viewers (1966) – rare témoignage de l’activité de muraliste de Steinberg – l'exposition propose d'élargir le regard sur l'œuvre d'un homme qui a traversé tout le 20e siècle et côtoyé, sinon collaboré avec des maîtres de toutes les disciplines artistiques (arts plastiques, photographie, design, cinéma, littérature), sachant toujours s’emparer de nouveaux supports pour libérer le dessin de la feuille de papier.

Saul Steinberg , "The Art Viewers", 1966 (détail) © The Saul Steinberg Foundation/Adagp, Paris. Photo : Centre Pompidou, Mnam-Cci/Dist. Rmn-Gp

Jusqu'au 28 février 2022
Place Georges-Pompidou
75004 Paris

Musée, niveau 4
Galerie d'art graphique

MUSÉE DE LA CHASSE ET DE LA NATURE

Le portrait animal aux XVIIe et XVIIIe siècles

Le Musée de la Chasse et de la Nature présente un parcours sur le portrait animalier en écho à l’exposition consacrée aux Animaux du roi au Château de Versailles.

A travers différentes salles, cet accrochage retrace les caractéristiques de la représentation animale sous l’Ancien Régime. Portraituré depuis la Renaissance, l’animal devient véritablement sujet à la cour comme à la ville depuis les commandes des portraits de ses chiens favoris que Louis XIV fit à François Desportes. En envisageant l’animal comme sujet iconographique et comme modèle, isolé ou non, les artistes nordiques et français des XVIIe et XVIIIe siècles développent largement ce genre pictural.

Commande ou étude de travail, en pied, en tête, ou à travers des détails choisis, les animaux sont observés, analysés, et mis en image, seuls ou accompagnés, mais toujours montrés pour eux-mêmes, dans toute leur singularité.

Entre esquisses et portraits, ces œuvres éclairent les différents aspects et enjeux du portrait animalier au moment où l’on passe d’une approche cartésienne de la nature animale à une évolution, au siècle des Lumières, du statut de l’animal qui est désormais de plus en plus perçu comme le miroir de l’homme.

Pompée, François Desportes, vers 1739, huile sur toile (détail) © Sylvie Durand

Jusqu'au 20 mars 2022
62, rue des Archives
75003 Paris

FONDATION CUSTODIA

Charles Donker. D'abord regarder.

La technique et le raffinement réputé de Charles Donker (né en 1940 à Utrecht) le classent parmi les plus grands artistes graphiques néerlandais contemporains.

La Fondation Custodia possède un important choix de son œuvre gravé, mais l’exposition dévoile également, pour la première fois, une trentaine de dessins et d’aquarelles.

L’ensemble des œuvres exposées retrace les cinquante ans de carrière de l’artiste.

Charles Donker, Paysage à Kromme Rijn / Rhijnauwen avec noms d’oiseaux, vers 1972
Eau-forte. – 176 × 199 mmFondation Custodia, Collection Frits Lugt, Paris

Jusqu'au 3 avril 2022
Fondation Custodia / Collection Frits Lugt
121, rue de Lille
75007 Paris

FONDATION CUSTODIA

Sur le motif. Peindre en plein air, 1780-1870

L’exposition réunissant plus de cent cinquante études à l’huile appartenant à la Fondation Custodia à Paris, à la National Gallery of Art de Washington, au Fitzwilliam Museum de Cambridge et à une collection particulière, propose une nouvelle approche de la peinture de plein air en Europe entre 1780 et 1870.

Jules Coignet (Paris 1798 – 1860 Paris), Vue de Bozen avec un peintre, 1837
Huile sur papier, contrecollé sur toile. – 31 × 39 cm National Gallery of Art, Washington, D. C., don de Mme John Jay Ide en mémoire de M. et Mme William Henry Donner, inv. 1994.52.1

Jusqu'au 3 avril 2022
Fondation Custodia / Collection Frits Lugt
121, rue de Lille
75007 Paris

MUSÉE CARNAVALET

Marcel Proust, un roman parisien

Le musée Carnavalet – Histoire de Paris commémore le 150e anniversaire de la naissance de Marcel Proust (1871-1922). Consacrée aux rapports de Marcel Proust à Paris, où se déroule l’essentiel de son existence, l’exposition Marcel Proust, un roman parisien interroge pour la première fois la place de la ville dans le roman proustien.

Environ 280 oeuvres (peintures, sculptures, oeuvres graphiques, photographies, maquettes d’architecture, accessoires et vêtements), manuscrits et documents d’archives, provenant de collections publiques et privées, françaises et étrangères, évoqueront l’univers parisien de Marcel Proust, oscillant entre réel et réinvention. De nombreux extraits de films d’archives, d’adaptations cinématographiques et de captations sonores d’À la recherche du temps perdu offriront aux visiteurs une introduction sensorielle au roman et au monde proustien.

Jacques-Émile Blanche, Portrait de Marcel Proust, 1892
© Photo RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski

Jusqu'au 10 avril 2022
23, rue de Sévigné
75003 Paris

MUSÉE COGNACQ-JAY

Boilly. Chroniques parisiennes. (1761-1845)

Artiste virtuose, prolifique et inclassable, Louis-Léopold Boilly (1761-1845) est le témoin brillant d’une scène parisienne en pleine mutation. L’exposition rend hommage au peintre de Paris.

Protagoniste actif de la vie artistique parisienne, il met en scène les nouveaux lieux de l’art et son public : l’atelier de ses confrères comme les Salons. Fixant les visages des Parisiens, Boilly s’illustre dans l’art du portrait en petit, dont il fait sa marque de fabrique. Ces études d’expressions se doublent souvent de caricatures qui traduisent le regard décalé, parfois mordant, qu’il porte sur ses contemporains. Humour et acuité du regard se retrouvent dans ses Trompe-l’œil, à l’éblouissante qualité illusionniste. Là encore, il célèbre l’acte de regarder et s’en joue.

Ce goût pour la facétie se manifeste plus encore dans le rapport singulier qu’entretient l’artiste avec sa propre image et ses créations. Par la récurrence d’autocitations et d’autoportraits, Boilly est omniprésent dans l’ensemble de son œuvre, initiant un rapport complice avec le spectateur que met en lumière le parcours de l’exposition.

Organisée à l’occasion de la publication du catalogue raisonné de l’artiste, cette exposition monographique rassemble une centaine d’œuvres, pour beaucoup inédites, issues de collections privées et de prestigieuses institutions internationales.

Du 16 février au 26 juin 2022
Musée Cognacq-Jay
8, rue Elzévir
75003 Paris

MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS

À la rencontre du Petit Prince

Le Musée des Arts Décoratifs présente la première grande exposition muséale en France consacrée au Petit Prince, chef-d’œuvre intemporel de la littérature. Plus de 600 pièces célèbrent les multiples facettes d’Antoine de Saint-Exupéry : écrivain, poète, aviateur, explorateur, journaliste, inventeur, philosophe, porté toute sa vie par un idéal humaniste, véritable moteur de son œuvre.

À l’occasion de cet hommage exceptionnel, le manuscrit original, conservé à la Morgan Library & Museum à New York et jusqu’alors jamais présenté au public français, est mis en regard d’aquarelles, esquisses et dessins – pour la plupart inédits – mais également des photographies, poèmes, coupures de journaux et extraits de correspondances.

Le Petit Prince, dernier ouvrage édité du vivant de Saint-Exupéry, écrit et publié aux États-Unis en 1943 mais paru en France en 1946, est depuis lors un succès qui traverse les frontières et les époques, porteur d’un message universel.

Le Petit Prince dans la roseraie © Editions Gallimard

Du 17 février au 26 juin 2022
Musée des Arts Décoratifs
107, rue de Rivoli
75001 Paris

MUSÉE CONDÉ. CHÂTEAU DE CHANTILLY

Dessins orientalistes du Musée Condé

Temps forts des collections du musée Condé, l’orientalisme débute en France en 1832 avec le voyage de Delacroix au Maroc, dont Chantilly conserve l’un des célèbres albums de l’artiste, et se développe avec le romantisme, mais rassemble des artistes aux personnalités aussi différentes, voire opposées, qu’Horace Vernet ou Eugène Delacroix, Prosper Marilhat ou Alexandre-Gabriel Decamps. Il marque l’intérêt du XIXe siècle pour les cultures d’Afrique du Nord et des régions dominées par l’Empire ottoman (Turquie, pays arabes).

Le duc d’Aumale, fils du roi Louis-Philippe, qui vécut de 1840 à 1848 durant la colonisation de l’Algérie et en était gouverneur général en 1848, a rassemblé des œuvres de la première moitié du XIXe siècle.

Du 5 mars au 29 mai 2022
Musée Condé
Château de Chantilly
60500 Chantilly

MISSION DE PRÉFIGURATION DU MUSÉE DU GRAND SIÈCLE

L'exposition de dessins de la donation Rosenberg

La spécificité de la collection tient avant tout à la personnalité de Pierre Rosenberg en tant qu’historien de l’art et érudit.

Elle couvre naturellement ses champs d’investigation et révèle des ensembles variés, de provenances géographiques multiples, avec une large place concédée à la peinture française des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi qu’à la peinture italienne.

La collection de dessins de Pierre Rosenberg rassemble 3 502 dessins

Antoine COYPEL, Étude d’homme assis, regardant un dessin, Trois crayons sur papier beige.

De fin mars à fin juin 2022
Domaine départemental de Sceaux
Château de Sceaux
92330 Sceaux