XIIE PRIX DE DESSIN
DE LA FONDATION D'ART CONTEMPORAIN
DANIEL & FLORENCE GUERLAIN

INVITÉ : FONDATION D'ART CONTEMPORAIN DANIEL & FLORENCE GUERLAIN

LIEU : PALAIS BRONGNIART - PARIS

ÉVÈNEMENT : 28ÈME ÉDITION DU SALON DU DESSIN

STAND DE LA FONDATION D'ART CONTEMPORAIN DANIEL & FLORENCE GUERLAIN

Collectionneurs d’art contemporain depuis une trentaine d’années, Daniel et Florence Guerlain se sont rapidement passionnés pour le dessin qu’ils considèrent comme le medium le plus proche de la pensée, incarnant à la fois une grande tradition classique et la plus audacieuse modernité.

Ils ont constitué une collection réunissant des œuvres de plus de deux cents artistes d’une trentaine de nationalités. La qualité et la richesse de cet ensemble ont été révélées à l’occasion de leur donation exceptionnelle de 1200 dessins au Centre Pompidou et des expositions qui lui ont été dédiées à Paris (470 œuvres au Centre Pompidou, 2013), à Libourne (100 dessins au musée des beaux-arts, Chapelle du Carmel, 2014), en Suède (250 dessins au Nordiska Akvarellmuseet, 2015-2016), au Danemark à Aalborg (250 dessins au musée Kunsten, 2016), à Ibiza (125 dessins au Museu d’Art Contemporan d’Eivissa, 2017). Une nouvelle sélection sera montrée à l’Albertina de Vienne du 11 octobre 2019 au 12 janvier 2020.

L’exposition du 10èmeanniversaire du prix au Centre Pompidou en 2017 a mis en lumière un panorama international exceptionnel pour les amateurs de dessin avec 30 artistes de 16 pays. La première exposition du Prix de dessin à l’étranger a été présentée en Allemagne au Wilhelm-Hack-Museum de Ludwigshafen du 17 novembre 2018 au 24 février 2019.

 

Encourager et donner toute sa place au dessin contemporain

Daniel et Florence Guerlain ne se sont pas contentés de constituer la plus importante collection privée de dessins contemporains en France. Dès 1996, ils créent leur propre fondation d’art contemporain et, en 2006, lancent le Prix de dessin contemporain dédié aux artistes pour qui le dessin - œuvres sur papier, collages, dessins muraux - constitue une part significative de leur travail. Tous les moyens graphiques sont admis - crayon, fusain, encre, lavis, gouache, aquarelle, pastel, feutre ou sanguine –  à l’exclusion des procédés informatiques ou mécaniques.

Les trois artistes nommés chaque année par une commission de six experts peuvent être de nationalité française ou étrangère sous réserve qu’ils résident en France ou y entretiennent un lien culturel privilégié au travers d’expositions institutionnelles

Le lauréat est choisi par un jury de collectionneurs français et étrangers renouvelé chaque année.

Dotation du prix : 25 000 euros, dont 15 000 euros pour le lauréat et 5 000 euros pour chacun des deux autres artistes.

Une œuvre du lauréat est offerte par la Fondation à une institution française.

 

Jury 2019

  • Shalva BREUS (Russie),
  • Giovanni  GIULIANI (Italie),
  • Heidi, SCHWAB (Suisse),
  • Maris VITOLS (Lettonie),
  • Hélène GHEYSENS (France),
  • Anne-Marie PATRICOT (France),
  • Benjamin PAULIN (France),
  • Florence et Daniel GUERLAIN (France).

Lauréats des onze premières éditions

Silvia Bächli, Suisse (2007), Sandra Vásquez de la Horra, Chili (2009), Catharina Van Eetvelde, Belgique (2010), Marcel Van Eeden, Pays-Bas (2011), Jorinde Voigt, Allemagne (2012), Susan Hefuna, Allemagne (2013), Tomasz Kowalski, Pologne (2014), Jockum Nordström, Suède (2015), Cameron Jamie, Etats-Unis (2016), Ciprian Muresan, Roumanie (2017). Mamma Andersson, Suède (2018).

LES NOMINÉS DE 2019

Les artistes nommés pour la 12ème édition du Prix de Dessin Contemporain de la Fondation Daniel et Florence Guerlain ont été dévoilés le 13 décembre 2018 :

  • Friedrich KUNATH
    Né en 1974 | Allemand
    Représenté à Paris par la VHN Gallery
  • Claire MORGAN
    Née en en 1980 | Irlandaise
    Représentée par la galerie Karsten Greve
  • Jérôme ZONDER
    Né en 1974 | Français
    Représenté par la galerie Nathalie Obadia

 

L'annonce du lauréat et la remise du prix auront lieu au sein du Salon du Dessin le jeudi 28 mars 2019.

FRIEDRICH KUNATH

Artiste allemand né en 1974 à Chemnitz, vit et travaille à Los Angeles.
Etudes à l’Université des Arts de Braunschweig.
Représenté par les galeries : Blum & Poe (Los Angeles, New York, Tokyo), VHN (Paris) et Tim Van Laere (Anvers).

A travers ses œuvres, dessins mais aussi peintures et sculptures,Friedrich Kunath pose la question de la distance et de la perception. Né en Allemagne de l’Est, il ne cesse de relire la tradition du romantisme, du paysage ou des passions humaines… Friedrich Kunath s’intéressait dès son plus jeune âge aux films, à la musique et à la culture skate des États-Unis. La Californie était de l’ordre du rêve pour celui qui s’est formé dans une fusion entre l’héritage de l’expressionisme allemand et l’omniprésence de Joseph Beuys. Aujourd’hui, à Los Angeles, il cherche à préserver l'équilibre entre ses propres images et certaines de ses réappropriations, totalement assumées. Fasciné par les clichés américains, il mixe les résurgences de cartoons, les références kitchs (plages paradisiaques ou arcs-en-ciel) et des paysages évoquant Caspar David Friedrich ou Albrecht Dürer.
Extrait texte de Marie Maertens.

Premières expositions en 1994 à la galerie Peters Barenbrock, Braunschweig, et en 1998 à la galerie BQ, Cologne.  Exposition personnelle en 2014 au Crédac, Ivry-sur-Seine. Son œuvre fait aujourd’hui partie de nombreuses collections : Carnegie Museum of Art, Centre Pompidou, Deste Foundation, Fondation Louis Vuitton, Frans Hols Museum, MoMA, Collection Pinault, Walker Art Center, Collection Florence et Daniel Guerlain …

Friedrich Kunath
Mid Air, 2018
Aquarelle, encre sur papier
30,5 x 22,9 cm
Courtesy de l’artiste & VHN Gallery
©Diane Arques

CLAIRE MORGAN

Artiste irlandaise née en 1980 à Belfast, vit et travaille à Newcastle.
Etudes à l’Université de Northumbria.
Représentée par la galerie Karsten Grève (Paris, Cologne, St Moritz).

Dans un corpus constitué d’œuvres sur papier, mais aussi de peintures et d’installations, Claire Morgan assemble deux notions qui peuvent sembler s’opposer, géométrie et lyrisme, correspondant chez elle à une volonté de concilier une certaine radicalité à la vitalité qu’elle observe dans la nature ou le milieu animalier. Pour chaque œuvre, Claire Morgan atteste de cette ambiguïté, composée d’une apparente douceur, quand le sujet est bien ancré dans les enjeux du monde actuel. D’aucuns ont rapproché son travail de la mythologie, évoquant notamment les péripéties d’Icare, en lien avec les nombreux oiseaux qu’elle met en scène. Mais il est davantage ici question d’observer l’énergie des animaux se mouvant dans la nature et de réussir à « capturerun moment éphémère ». Avec ce bestiaire grandissant, figé par la taxidermie dans ses sculptures, Claire Morgan développe une réflexion sur les problématiques écologiques et politiques d’aujourd’hui.
Extrait texte de Marie Maertens.

Première exposition personnelle en 2004 à la Grosvenor Chapel de Londres. Son œuvre a été montrée en 2009 au Palais de Tokyo, en 2010 au Museum of Arts and Design de New York, en 2015 au Musée de la Chasse à Paris. Elle fait partie des collections du Museum of Old and New Art, du Centre Pompidou, des Fondations Frances et Emerige, de l’Université de Cardiff, de la donation de Florence et Daniel Guerlain au Musée national d’art moderne - Centre Pompidou …

Claire Morgan
Bearing , 2018
Aquarelle, pastel sur papier
28 x 37,1 cm
Courtesy galerie Karsten Greve
Cologne/Paris/St Moritz
©Claire Morgan studio

JÉRÔME ZONDER

Artiste français, né en 1974 à Paris, vit et travaille à Paris.
Etudes à l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris.
Représenté par la galerie Nathalie Obadia (Paris/Bruxelles).

Au-delà de phénomènes de mode et de débats sur la technique ou la virtuosité, Jérôme Zonder impose, depuis le début des années 2000, son obsession pour le dessin et les effets infinis qu’il peut y prodiguer. Par sa dextérité, il entraîne le spectateur au coeur de son récit, sans aucune concession. Il avait d’ailleurs averti le spectateur avec ce très grand autoportrait hyperréaliste de ses débuts. Complété par une bulle à la manière d’une bande dessinée, l’artiste combinait alors un univers grinçant de matières organiques et d’enfants rejouant les pires périodes de l’histoire. Si la Grande Histoire s’est imposée dans son travail, et notamment la Seconde Guerre mondiale comme témoignage du paroxysme de l’horreur, c’est aussi, rappelle-t-il, qu’il est issu d’une génération rattrapée par les conflits des années 1990. Après avoir traité différents passés, il se place aujourd’hui plutôt sur un chemin entre le réel et le récit que l’on en fait.
Extrait texte de Marie Maertens.

Première exposition personnelle en 2004 à la galerie Eva Hober à Paris. Son oeuvre a été montrée en 2015 à la Fondation Antoine de Galbert, au Drawing Centre Diepenheim aux Pays-Bas, au Musée Tinguley à Bâle. Elle fait partie des collections du Fonds municipal de la Ville de Paris, de la Fondation Emerige, du Frac Picardie, de l’Istambul Modern Museum et de la collection de Florence et Daniel Guerlain.

Jerôme Zonder
Nous #1, 2018,
Poudres de fusain et de graphite sur papier,
200 x 150 cm
Courtesy de l’artiste
et Galerie Nathalie Obadia, Paris/Bruxelles
©Marc Domage

Avec le soutien de la banque Neuflize OBC, du Cercle des Amis, Guerlain, Artcurial, AXA XL Art & Lifestyle, Voisin Consulting Life Sciences, Groupe Elysées Monceau, Groupe Pasteur Mutualité, le Salon du dessin, les Beaux-Arts de Paris, Château Seguin, Champagne Ruinart, Vodka Beluga.