MAURIZIO NOBILE
FINE ART

ITALIE
FRANCE

Directeurs : Maurizio Nobile, Davide Trevisani, Stefano Bosi

Palazzo Bovi-Tacconi
Via Santo Stefano, 19/a - 40125 - Bologne (IT)

Palazzo Bagatti-Valsecchi
Via Santo Spirito, 7 - 20121 - Milan (IT)

Hôtel Jean Bart | Claude Passart
2, rue Chapon - 75003 - Paris (FR)

Tél: +33 (0)6 22 54 51 89
E-mail : info@maurizionobile.com

www.maurizionobile.com

Maurizio Nobile

Fondée en 1987, la galerie Maurizio Nobile s'est forgée une solide réputation dans le domaine du marché des tableaux, dessins et sculptures de maîtres italiens de la fin du XVe au début du XXe siècle.

Forte d’une renommée internationale, en 2010, s’installe à Paris et, en 2021, à Milan dans le cadre prestigieux du Palazzo Bagatti-Valsecchi.

Au cours du temps, la galerie est devenue un point de référence pour les collectionneurs privés comme pour des prestigieux musées européennes et internationaux.

La galerie participe également aux salons et événements internationaux d'art les plus importants.

Maurizio Nobile : Federico ZUCCARI, La Chute des damnés et l’hydre à sept têtes

Federico ZUCCARI

Sant’Angelo in Vado, 1539- Ancona, 1609

 

La Chute des damnés et l’hydre à sept têtes

Pierre noire, plume encre brune, lavis de sanguine et lavis brun
287x350 mm

Inscriptions
En bas à gauche, à la plume et encre brune, en graphie ancienne : MicheleAngelo Buenarotti

 

Parmi les dessins que nous présenterons à la prochaine édition du Salon du Dessin il y aura ce rarissime dessin par Federico Zuccari.
Il s’agit d’une étude pour la section nord-est de L’Enfer à la base de la coupole de Santa Maria del Fiore à Firenze.

Le décor de la coupole avait été commencé par Giorgio Vasari, mais le chantier a été interrompu par sa mort en juin 1574 ; c’est Federico Zuccari qui est chargé de terminer. Il arrive à Firenze en octobre 1575, il rassemble une grande équipe de collaborateurs et s’installe jusqu’en 1579. Le schéma iconographique du décor en référence à la Divina Commedia de Dante a été conceptualisé par l’humaniste Vincenzo Borghini.

 

Notre dessin représente une des sections du dernier cercle de la coupole de Santa Maria del Fiore dedié au Jugement dernier.
Par une lettre de Federico Zuccari datée 30 octobre 1577 à Sebastiano Caccini, le propriétaire de son habitation romaine, on sait que l’artiste s’apprêtait à ce moment à travailler à la zone de l’Enfer organisée en sept compartiments dédiés chacun à l’un des péchés capitaux.

 

Notre dessin prépare la zone nord-est de cette partie du décor qui est entièrement redevable à l’invention de Federico Zuccari.
Il met en scène le péché de l’envie et l’hydre à sept têtes. Très peu de dessins pour ce groupe de la main du maître lui-même nous sont parvenus.

La technique et le style sont parfaitement cohérents avec le dessin des Uffizi, représentant Gli accidiosi ; une feuille que, pour sa qualité d’exécution, a été toujours assignée à Federico Zuccari. Une légère esquisse à la pierre noire sous-jacente, une plume fine pour les contours des corps, des effets chromatiques raffinés obtenu par des plages de lavis brun et de lavis de sanguine rapprochent en manière évidente les deux dessins.

La spontanéité de certains détails, l’inventivité et la fluidité du travail du lavis militent d’une assignation de notre feuille à la totale responsabilité de l’artiste lui même, même si le raccord avec les damnés de la scène précédente sont traités de manière schématique. Les variantes avec l’œuvre définitive sont nombreuses, par exemple dans le groupe des damnés prêts à basculer. Le nu renversé vu en perspective au premier plan annonce la gravure avec La chute de Icare d’Hendrik Goltzius, datée de 1588, inspirée par Cornelsz van Haarlem.

 

Une anecdote curieuse. L'inscription ancienne figurant en bas à gauche de la feuille, remontant, au plus tard, au début du XVIIe siècle, que nous apprend-elle ?

Tout d'abord que le dessin est parvenu très rapidement depuis sa création sur le marché ou dans une collection particulière où il était considéré comme une pièce phare, étant attribué au grand Michelangelo Buonarroti, et que la sa relation avec la décoration de Santa Maria del Fiore était manifestement désormais perdue.

En dernier lieu, selon la manière dont le nom du grand artiste florentin est transcrit phonétiquement, cette inscription nous indique que notre feuille a très tôt appartenu autrefois à un marchand ou à un collectionneur d’origine espagnole. Une piste à suivre pour tenter de retracer l'histoire de ce rare dessin de Federico Zuccari.